lundi 17 novembre 2008
VOICES - GREAT VOICES - VOIX - TRES GRANDES VOIX - MERCI KI ? MERCI FREDO!
Oscar Harris - Carla Whitney - Edwin Starr
Oscar Harris : WOW, Wow, Wow!........
Alphonse Allais :Fallait-il que vous me plussiez!...
Alphonse Allais (1854 - 1905)COMPLAINTE AMOUREUSE
Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez
ooooooooooo
Fable express
Chaque fois que les gens découvrent son mensonge,
Le châtiment lui vient, par la colère accru.
Je suis cuit, je suis cuit ! gémit-il comme en songe.
Moralité
Le menteur n'est jamais cru.
oooooooooooo
Nous nous étalons
Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !
C'est nous qui bâtons,
A coup de bâtons,
L'âne des Gotons
Que nous dégottons !...
Mais nous l'estimons
Mieux dans les timons.
Nous nous marions
A vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !
Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons ! (...)
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu'alors nous oignons
Du jus des oignons ! (...)
Ah ! thésaurisons !
Vers tes horizons
Alaska, filons !
A nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L'âpre eau des lichons.
Ce que nous savons
C'est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons.
Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !
oooo0o0oooo :
L'humour d'Alphonse Allais, qui avait fait le voeu de rire de tout.....
J'aime beaucoup ce conteur insolite!
Et vous ?
Robert de Montesquiou

Monument - Statue à Nice
SOUS LES VILLOSITÉS VIOLETTES
Sous les villosités violettes des tartres
Les blancs Olympiens ont pris des tons caducs.
Et, des arbres sans sève, et des plantes sans sucs
L'automne qui descend les vêt comme de martres.
L'ombre et la vétusté les rouillent de leurs dartres,
Ces dieux à qui les rois voulaient des airs de ducs ;
Et le soleil mourant qui fuse sur les stucs
Y verse les joyaux des verrières de Chartres.
Le Ciel est tout en fleurs, l'occident tout en fruits ;
On dirait des éclairs forgés avec des bruits,
Des bouches de clairons et des rayons d'épées.
L'horizon est vraiment historique ce soir...
Car dans le panier d'or du couchant on croit voir
Tomber des grains saignants faits de têtes coupées !
Auteur:Robert de MONTESQUIOU
CH'I - Le souffle du pinceau

L’harmonie au bout du pinceau
Et s’il suffisait de se saisir d’un pinceau pour gagner en harmonie ? Ancré dans la tradition chinoise, la calligraphie est un art martial basé sur l’écriture. On apprend à maîtriser son énergie vitale pour atteindre l’équilibre du corps et de l’esprit. Explications…
Pour en finir avec le désordre, intérieur et extérieur, cultivez l’art du pinceau ! Dans la galaxie des disciplines asiatiques qui prônent l’équilibre entre le mental et le physique, une nouvelle venue comble nos rêves d’harmonie. Elle a pour nom calligraphie et vient de Chine. Considérée comme un art martial, cette pratique est basée sur l’écriture au pinceau et à l’encre. Elle est d’une grande simplicité : des traits noirs de différentes épaisseurs sur un papier blanc.
Prendre son temps
Premier point fondamental, cette activité repose sur la contemplation. Celle de la nature. Observez d’abord, le ciel, les arbres, les prés... Il faut en capter la beauté et le mouvement à la fois, pour permettre à l’harmonie des formes de se coucher sur le papier. On retrouve l’habitude de prendre son temps. "Calligraphier consiste à capter le souffle de vie et à le transformer en signe, à un moment donné de l’éternité", écrit le calligraphe François Cheng. Deuxième articulation de la méthode : chaque caractère est fondé sur le yin et le yang, le vide et le plein... En clair, il faut chercher, encore et toujours, le contraste, et trouver l’équilibre entre ces deux principes opposés.
Alliance du corps et de l'esprit
La notion d’harmonie est importante en calligraphie, "elle vient de l’alliance que signe le corps avec l’intellect, dans le maniement de l’encre et du pinceau" commente Béatrice L’Haridon, calligraphe à l’association Temps du corps. Un moment privilégié où les deux antagonistes cessent enfin d’être en conflit. Pour y parvenir c’est simple !
Primo, celui qui pratique la calligraphie doit engager sa personne tout entière : au niveau physique pour commencer. Cette activité de détente, et non de performance peut être considérée, comme une sorte de gymnastique. On apprend à bien se tenir, et à renforcer les muscles de sa posture. Le but : devenir ce pinceau au manche de bambou. En même temps on acquiert une certaine souplesse, à commencer par celle du poignet. A l’image des poils qui composent l’instrument ;
Secundo, l’élève calme son mental. "Quand les tensions du corps se relâchent, la tête se vide aussi", explique Béatrice L’Haridon. Les mouvements demandent une telle concentration qu’on ne peut pas penser à autre chose en même temps. Par ailleurs, les figures dessinées sont des idéogrammes, empreints de sens, poétiques ou philosophiques qui apportent du calme. Là chacun peut ressentir un mieux-être et une sérénité de corps et d’esprit. Le bénéfice est immédiat et se prolonge en dehors des cours.
Une pratique du mouvement calme
La calligraphie s’apprend dans le calme. La séance peut avoir lieu dans le silence ou bien sur fond de musique à cordes (la cithare, par exemple) : idéal pour saisir l’essence de la courbe.
Certains calligraphes instaurent un rituel. Ils allument plusieurs tiges d’encens. "Regardez la fumée s’élever afin que les mouvements du pinceau reproduisent la beauté de ses volutes". Immobile et silencieux, vous respirez et relâchez tout. On conduit la main, le corps entier à réaliser d’abord un geste lent. Puis rapide avec un instrument large.
Contrairement à l’occident, la théorie n’occupe pas le premier plan, la pratique du geste prime. "Réfléchir directement avec le pinceau donne de meilleurs résultats", commente Béatrice. On s’inspire des oeuvres de grands maîtres ou d’images naturalistes qui favorisent la mémorisation, la relaxation, et l’imagination. Lors des pauses, on peut lire des poèmes ou évoquer des problèmes qu’on rencontre. Par exemple, il est courant de se focaliser sur la main, ce qui rigidifie le mouvement. La plupart du temps, on est assis. Toutefois pour obtenir une calligraphie plus libérée, il est possible de se mettre debout. La pratique doit être régulière, bien sûr, à raison d’un ou deux cours par semaine. Une fois de plus l’Orient mérite sa réputation de pourvoyeur de techniques censées amener l’harmonie pour résister aux agressions du monde extérieur.
Catherine Maillard.
Extrait Doctissimo.
dimanche 16 novembre 2008
La Tendresse

La tendresse
La tendresse, qu'est ce que la tendresse ?
La tendresse c'est un grand vase dans lequel
on ne met que des plumes et des duvets,
Pour que des petits coeurs viennent s'y reposer.
Tous ces coeurs chahutés, maltraités,
chagrinés, endeuillés, oubliés.
Tous ces coeurs blessés à la recherche
d'une caresse de duvet pour apaiser leurs maux.
La tendresse, des mots pour calmer les maux.
Des mots doux qui caressent le corps et
l'âme jusque dans ses lieux les plus secrets.
La douceur d'une mère, d'une femme
d'un homme, d'un amant.
Une main tendue, vers celle qui est perdue.
Une caresse sur la joue, sur les lèvres, dans le cou.
Un regard apaisant, un sourire d'enfant.
C'est tout cela la tendresse.
Elle ne coûte rien,
Elle ne s'achète pas,
Elle se donne,
Elle est le fruit de l'amour.
Ludovic Freppaz
http://www.fruitdelaverite.fr
Production : Clip Clap Studios
Christophe - L'amour, toujours l'amour.
Merci Phil pour cette chanson que je ne connaissais pas. Quelle sensibilité, quel talent!
CHATRAN - 1 idée de cadeau.



Année de sortie : 1988 France
réalisé par : MASANORI HATA
Musique : Don Davis
Avec : SHIGERU TSUYUGUSHI
Titre original : Koneko monogatari
film d'aventures - familial
Synopsis
Chatran, un adorable chaton, se retrouve abandonné par accident en campagne, accompagné de son ami Pousquet un chien de race carlin. Traversant régions et saisons, ils font la connaissance au gré de leurs aventures de nombreuses espèces animales différentes.
« Il s'appelle Chatran. Il est roux, strié de blanc, comme le soleil vu à travers les branches de la forêt... »
— Narrateur
Chatran, naît avec le sens de la découverte. Accompagné de son fidèle ami Pousquet, il occupe le plus clair de son temps à jouer à cache-cache. Mais un jour, lors d'une partie de jeu avec Pousquet, Chatran a la malencontreuse idée de se cacher dans une caisse retenue au bord d'une berge de rivière, et le torrent emporte Chatran dans sa caisse. Pousquet le suit, mais ils se perdent de vue, c'est alors que commence une incroyable aventure pour Chatran qui devra faire face à ses peurs pour apprendre à grandir. Lorsque Chatran et Pousquet se retrouvent, l'émotion est grande. Mais Pousquet est jaloux car Chatran a trouvé l'amour. Finalement, Pousquet pourra retrouver son ami de toujours lorsqu'ils auront eu chacun des petits.
Tous les acteurs sont des animaux. Des vrais, pas des images animées.
J'ai adoré ce film aux images merveilleuses tant par les plans que par la couleur. Aventures, tendresse,humour assurés pour les tout petits comme pour les plus grands!!! Un monde de rêve.
samedi 15 novembre 2008
Paroles de singes
Rita Mitsouko - Ma vieille ville.
Un clip que j'ai mis en images, avec une pensée pour Fred Cichin et pour lui rendre hommage. Il nous a fait rêver au travers de toutes ses formidables chansons, et sa gentillesse nous manque. Amitiés à Catherine Ringer et que cette artiste continue à nous accompagner de ses facéties et de son immense talent.
vendredi 14 novembre 2008

Les Reveries D'un Promeneur Solitaire
« En sortant d'une longue et douce rêverie, en me voyant entouré de verdure, de fleurs, d'oiseaux et laissant errer mes yeux au loin sur les romanesques rivages qui bordaient une vaste étendue d'eau claire et cristalline, j'assimilais à mes fictions tous ces aimables objets ; et me trouvant enfin ramené par degrés à moi-même et à ce qui m'entourait, je ne pouvais marquer le point de séparation des fictions aux réalités ; tant tout concourait également à me rendre chère la vie recueillie et solitaire que je menais dans ce beau séjour. »
LES SIRENES

LES SIRENES
Auteur : Albert Samain
Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots,
Une harpe d'amour soupirait, infinie ;
Les flots voluptueux ruisselaient d'harmonie
Et des larmes montaient aux yeux des matelots.
Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les rochers,
Une haleine de fleurs alanguissait les voiles ;
Et le ciel reflété dans les flots pleins d'étoiles
Versait tout son azur en l'âme des nochers,
Les Sirènes chantaient... Plus tendres à présent,
Leurs voix d'amour pleuraient des larmes dans la brise,
Et c'était une extase où le coeur plein se brise,
Comme un fruit mûr qui s'ouvre au soir d'un jour pesant !
Vers les lointains, fleuris de jardins vaporeux,
Le vaisseau s'en allait, enveloppé de rêves ;
Et là-bas - visions - sur l'or pâle des grèves
Ondulaient vaguement des torses amoureux.
Diaphanes blancheurs dans la nuit émergeant,
Les Sirènes venaient, lentes, tordant leurs queues
Souples, et sous la lune, au long des vagues bleues,
Roulaient et déroulaient leurs volutes d'argent.
Les nacres de leurs chairs sous un liquide émail
Chatoyaient, ruisselant de perles cristallines,
Et leurs seins nus, cambrant leurs rondeurs opalines,
Tendaient lascivement des pointes de corail.
Leurs bras nus suppliants s'ouvraient, immaculés ;
Leurs cheveux blonds flottaient, emmêlés d'algues vertes,
Et, le col renversé, les narines ouvertes,
Elles offraient le ciel dans leurs yeux étoilés !...
Des lyres se mouraient dans l'air harmonieux ;
Suprême, une langueur s'exhalait des calices,
Et les marins pâmés sentaient, lentes délices,
Des velours de baisers se poser sur leurs yeux...
Jusqu'au bout, aux mortels condamnés par le sort,
Choeur fatal et divin, elles faisaient cortège ;
Et, doucement captif entre leurs bras de neige,
Le vaisseau descendait, radieux, dans la mort !
La nuit tiède embaumait...Là-bas, vers les îlots,
Une harpe d'amour soupirait, infinie ;
Et la mer, déroulant ses vagues d'harmonie,
Étendait son linceul bleu sur les matelots.
Les Sirènes chantaient... Mais le temps est passé
Des beaux trépas cueillis en les Syrtes sereines,
Où l'on pouvait mourir aux lèvres des Sirènes,
Et pour jamais dormir sur son rêve enlacé.
Recueil : Au jardin de l'infante
Dali - Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau - 1934
RENAISSANCE

Renaissance
Au levé du jour
Là ou se lève l'amour,
Telle une prière de naguère,
Là ou le coeur
Des hommes d'honneur
Se font petit, attendant
L'heureux évènement.
C'est par là qu'il viendra,
C'est ici que se premiers pas
Atteindront à jamais
Le silence de la paix.
A chaque mot dit,
La terre naitra d'une vie
Nouvelle et son existence.
Nos querelles, oublier,
Laisseront l'amitié
Sortir de son antre,
Comme pour entrer dans nos ventres.
Au levé du jour,
L'homme de toujours
Hissera le pavillon
Et les bâtons tomberont.
Ne gardons pas
Les pleurs du trépas;
Car nos vies
Ont enfin pris,
L'amour dans ses bras.
Ne pensons pas
a nos cris d'antan,
Comme des enfants.
Recevons cette chaleur
Comme le don du bonheur,
Laissons cette allégresse,
Et prenons ses caresses
Car c'est son souffle de vie,
Qui nous a pris,
en son coeur
Mankib
Murmure de cheval

Horse Whisperer
Les yeux dans les yeux
Sans un mot
d’une rencontre.
J’y ai lu ton désir de liberté
J’y ai vu ton caractère sauvage
J’y ai bu ta force tranquille
Les yeux dans les yeux
Dans un songe
Tu m’as laissé t’approcher
Cavalcade féline
Ruade rebelle
Douceur câline
Les yeux dans les yeux
J’ai compris l’ampleur
De tes désirs
Tu as compris la sincérité
De mes pleurs
Je ne peux rien pour ta liberté
Peau contre peau
A force de doigté
On se consolera
Complices
Laissons la place au vent
Crinières au vent
La vie au galop
Nigra
jeudi 13 novembre 2008
Charlie Chaplin

Le Kid
Nombreux sont les admirateurs de Chaplin qui considèrent The Kid comme son film le plus personnel et le plus achevé. Il semble pourtant qu’il ait vu le jour dans un contexte de tourments affectifs intenses dans la vie privée de son auteur.
En octobre 1918, Chaplin s’était fourvoyé dans un mariage précipité avec une jeune actrice de 17 ans, Mildred Harris. Le couple avait peu de choses en commun, et l’ennui et la frustration de Chaplin sur le plan personnel le conduisirent à un grave blocage créatif. Il écrivit plus tard dans son autobiographie : « Plusieurs mois s’étaient écoulés et je n’avais réalisé qu’une petite comédie de trois bobines, Sunnyside (« Une Idylle aux champs »), en ayant l’impression de m’arracher une dent. Sans aucun doute, le mariage avait des conséquences sur mes facultés créatives. Après Sunnyside, je ne savais plus quoi faire pour trouver une idée. »
Mildred tomba enceinte et donna naissance à un petit garçon mal formé qui mourut à peine âgé de trois jours. À l’évidence, Chaplin vécut cette perte comme un profond traumatisme. Mais les réactions d’une âme d’artiste sont imprévisibles. Dix jours seulement après l’enterrement de son propre fils, Chaplin faisait passer des auditions à des enfants dans son studio. Son impasse créative semblait brusquement surmontée. Il était absorbé et excité par un nouveau projet : une histoire dans laquelle Charlot deviendrait un père de substitution pour un enfant abandonné. Le film devait s’appeler The Waif (L’Orphelin).
Par hasard, il se rendit alors dans un cabaret où se produisait un danseur prodige. À la fin de son numéro, le danseur fit monter sur scène son fils de quatre ans, un ravissant et pétillant petit garçon du nom de Jackie Coogan.
Chaplin venait de trouver son acteur principal. Jackie possédait un don d’imitateur inné et pouvait reproduire à la perfection n’importe quelle action ou expression que Chaplin lui enseignait ; ce qui faisait de lui le collaborateur rêvé. Car Chaplin était toujours le seul et unique créateur de ses œuvres. Tous ses collègues s’accordaient à dire que, s’il avait pu le faire, il aurait joué lui-même tous les rôles de tous ses films. À défaut, il recherchait des acteurs et actrices capables d’imiter précisément ce qu’il leur montrait, acceptant fidèlement cette tâche sans poser de questions. Il avait donc trouvé en Jackie Coogan son acteur idéal.
Jamais l’inspiration ne sembla lui manquer tout au long du tournage, qui s’étendit sur une période de presque neuf mois. Chaplin l’interrompit seulement quelques semaines pour accoucher d’une petite comédie simple et enjouée, A Day’s Pleasure (Une journée de plaisir), histoire de calmer ses distributeurs qui se morfondaient devant la lenteur de son rythme de production. Chaplin n’a jamais paru aussi obstiné dans sa quête caractéristique de la perfection que lors de la réalisation du Kid. Il recommençait patiemment les scènes un nombre incalculable de fois jusqu’à en être pleinement satisfait. Au bout du compte, il avait filmé plus de cinquante fois l’équivalent de la durée du film dans son montage définitif. Un tel ratio de tournage (précisément 53 pour 1) était bien plus élevé que pour n’importe lequel de ses autres films.
The Kid est peut-être dans l’œuvre de Chaplin le mariage le plus réussi entre la comédie et la grande émotion. L’histoire est celle d’une fille-mère qui abandonne son bébé, lequel est retrouvé et involontairement adopté par Charlot. Alors que le petit garçon atteint l’âge de cinq ou six ans, ils forment tous les deux une équipe efficace : l’enfant casse des vitres en jetant des pierres et son compère, vitrier, gagne sa vie en les réparant derrière lui. Charlot s’oppose farouchement aux efforts des travailleurs sociaux pour placer l’enfant à l’assistance publique, et il finit par retrouver sa mère devenue entre-temps une célèbre chanteuse d’opéra.
L’émotion du film touche à son apogée dans la séquence poignante où les travailleurs sociaux essayent d’emmener l’enfant de force à l’orphelinat. L’angoisse et l’acharnement avec lesquels Charlot se bat pour garder le garçon s’inspirent sans aucun doute des souvenirs personnels de Chaplin et de sa propre douleur quand, à l’âge de sept ans, il a été arraché à sa mère et placé dans une maison pour enfants déshérités.
À la fin du tournage, Mildred, la femme de Chaplin avec qui la rupture est désormais consommée, a entamé contre lui une procédure de divorce. Terrifié à l’idée que les avocats de celle-ci n’essayent de faire saisir The Kid Chaplin et ses plus fidèles associés quittent alors la Californie. Le film est monté en grand secret dans un hôtel de Salt Lake City et dans un studio anonyme à New York. Il y a encore d’autres problèmes financiers avec les distributeurs, mais quand The Kid sort enfin sur les écrans du monde entier en février 1921, c’est un triomphe immédiat, peut-être même le plus grand triomphe de toute la carrière de Chaplin.
Jackie Coogan, alors âgé de sept ans, devient une star internationale, honoré par les princes, les présidents et le pape en personne au cours de la tournée européenne qu’il entreprend. Il poursuit brièvement une carrière d’enfant acteur mais, comme les fins esprits de Hollywood le soulignent, « il est frappé de sénilité précoce à l’âge de 13 ans. » Très vite, il se retrouve sans le sou : sa mère et son beau-père ont mal géré ses économies de jeunesse, et le peu d’argent qui lui reste est englouti dans des batailles juridiques. La seule issue positive de toute cette affaire est que les ennuis hautement médiatisés de Jackie conduisent à l’adoption d’une loi garantissant une protection financière aux enfants artistes; encore aujourd’hui, cette loi est connue sous le nom de “loi Coogan”. La carrière de Jackie connaîtra un second souffle inattendu quand cet ex plus bel enfant du monde deviendra cette fois le plus affreux des vieillards, l’oncle Fester de la série télévisée La Famille Addams.
Mais tout ceci était encore bien loin lorsqu’en 1921, pour la seule et unique fois de sa carrière, Chaplin partageait réellement la vedette d’un de ses films à l’affiche de The Kid qui valut à ses deux héros des sommets inégalés de renommée et d’affection internationales sans précédent.
© 2004 MK2 SA & David Robinson
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FIN DE CETTE SERIE DE MESSAGES...
Mais, il y en a beaucoup d'autres.......
Ne les loupez pas!
Ce serait DOMMAGE!
J'Y ai mis tout mon ♥♥♥♥♥
Alors soit : click sur messages plus anciens
soit : Regard sur belle série de photo commentées, on
déroule, on déroule, on contemple,.. et sur Minnie
Petite souris, en bas de page, ON CLICK, et on revient, comme par enchantement, en haut de page. Et c'est reparti pour un tour de messages, à volonté.
Bonne promenade !
Et commentez, allez-y. Cela me fait plaisir!
MERCI, Charmants visiteurs et teuses!
LISTE DES CADEAUX DESIRES !
- JUSTE UN GENTIL ET BEAU SOURIRE ou
- Ballotin de chocolats assortis
- Lamborghini (jaune poussin)
- Pastels géants à l'écu (à volonté : rouges, bleus, verts.........)
- T 36/38pantalon extra-slim en cuir
- VFR800 ABS HONDA







